La dictée vocale en français québécois, c'est pas un gadget : c'est un problème de code-switching
J'utilise la dictée vocale tous les jours depuis six mois. Pas pour taper moins vite. Pour penser plus vite quand je vibe-code avec Claude Code et Cursor. Pis j'ai fini par construire mon propre outil parce que les outils existants me tapaient sur les nerfs d'une façon très précise. Le problème réel Quand tu travailles en tech au Québec, tes phrases ressemblent à ça : "OK fa que je fais un useState pour le component pis je passe le handler en props" Ça, c'est une phrase normale. Personne en tech QC ne parle autrement. Pas parce qu'on est négligents avec la langue. Parce que le vocabulaire technique vient de l'anglais et qu'on le soude naturellement au français au fil de la pensée. Ça s'appelle le code-switching. Et c'est là que la plupart des outils de dictée craquent. Ce que les outils mainstream font mal Dragon NaturallySpeaking Dragon, c'est le vieux standard. Médical, juridique, corporate. Ça coûte environ 500$ en une shot. C'est lourd à installer et à entraîner. Et sa gestion du français québécois avec des termes tech intercalés... c'est en gros zéro. "useState" devient "usé état". "Fa que" devient "faque" parfois, "fake" d'autres fois. C'est aléatoire. T'as intérêt à corriger après chaque phrase. Wispr Flow Wispr Flow est plus moderne. UX propre, cross-platform, et leur gestion du français s'est améliorée. Leur plan Pro coûte 15$/mois, soit environ 144$/an. Mais il y a un problème structurel que leur propre doc admet : la détection de langue se fait par session, pas par mot. Autrement dit : Wispr détecte la langue une fois au début de la session. Si tu commences en français, il reste en mode français jusqu'à la fin. Les mots anglais qui arrivent dans la phrase, il tente de les translittérer en français. "Handler" peut devenir "andler" ou "ender", "props" survit parfois, parfois pas. C'est variable. Pour une phrase de temps en temps avec un mot anglais, ça passe. Pour un vibe-coder québécois qui switch constamment dans la même phrase, ça ne passe pas. Pourquoi